L’éditorialiste le plus (faussement) réactionnaire du PAF est surtout un humoriste accompli qui revient sur scène avec un second spectacle : Passé simple. Pablo Mira est notre coup de cœur du moment.

Vous ne le savez peut-être pas, mais Pablo Mira a longtemps été le deuxième homme du site parodique Le Gorafi. Une plume caustique qu’il a gardée à l’antenne en incarnant un éditorialiste réactionnaire sur France Inter. Eh oui, son personnage porté bien à droite ne date pas de Quotidien. Mais c’est bien grâce à l’émission de TMC que Pablo Mira s’est fait connaître d’un plus large public qui se présente maintenant en nombre devant le Palais des Glaces de Paris pour son deuxième spectacle, Passé simple.

Si son premier tour de piste était l’occasion d’exporter son réac’ en costard cravate sur les planches, l’humoriste abandonne la posture, mais pas son ton satirique pour nous ramener en enfance. Du moins, si vous avez entre trente et quarante ans. Pablo Mira nous ramène dans les années 90, une décennie où tout était permis à l’écran, dans le dressing ou dans l’assiette. Tout, sauf se moquer de Dorothée.

Les blagues sont faciles et Pablo va plus d’une fois dire tout haut ce que tout le monde pensait déjà tout haut, excluant celles et ceux qui n’auraient pas les références au passage. Mais elles fonctionnent, car elles convoquent avec hilarité des souvenirs communs qu’on aurait aimé oublié ou qu’on a décidé d’occulter en l’honneur de notre jeunesse.

Le Pablo qui cache la forêt

Une entrée en matière rassembleuse qui a vite vocation à dresser un portrait plus large de notre société, de revenir au point de départ d’une génération pour interroger sur ce qu’elle est devenue. Le Passé simple de Pablo Mira va ainsi s’attaquer à notre rapport à la technologie, la sexualité, la famille sans s’arrêter au politiquement correct. Mais pas question de jouer la vanne bête et méchante, il y a derrière chaque blague qui va trop loin un soupçon de vérité sur l’absurdité de certains idéaux.

Car oui, le spectacle d’humour n’hésite pas à prendre des tendances politiques, assumant se positionner face à l’idiotie d’un monde qui préfère regarder en arrière pour éviter de voir les réalités futures. Pendant 90 minutes, on réfléchit, mais, surtout, on rigole beaucoup.

Retrouvez toutes les dates de Passé simple de Pablo Mira sur son site.

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